Des soutiens locaux pour Hospice Africa

Article paru dans le quotidien Ouest France le vendredi 20 juillet 2012

Madame Sabine Perrier-Bonnet

Mourir dans la dignité grâce à la morphine buvable

Jim Benett, président d'Hospice Africa France, et toute son équipe de bénévoles ont reçu le Dr Ann Merriman, qui travaille en Ouganda auprès de patients en fin de vie. Depuis de nombreuses années, elle a mis en place un protocole basé sur la morphine buvable dans toute l'Afrique anglophone. Ce procédé permet aux malades en fin de vie atteints de cancer et sida de « mourir dans la dignité ».

Chaque année, le médecin rentre en France pour faire état des avancées de cette thérapie et un bilan auprès de ceux qui la soutienne, comme le Charity shop installé sur la place du Martray. Un soutien important, grâce à la volonté affichée des bénévoles de l'association.

Un gros travail de formation

Cette année, à ce titre, deux marathoniens britanniques, Trystan et Wayne, s'étaient engagés doublement. D'abord pour effectuer leur premier marathon du Mont Saint-Michel et en faisant la promesse morale à ceux qui avaient parié sur eux de verser un don à Hospice Africa.

Ils ont réussi à atteindre le mont « après quelque souffrance » et ont pu remettre un chèque de 800 € à Ann Merrimann, lors de sa venue en France. Les 500 € restant ont été récoltés par Charity shop auprès de leurs clients, dans le magasin d'objets anciens. Cet argent servira à poursuivre la formation des médecins africains dans la voie qu'Ann a tracée.

Lors de son intervention auprès des Jugonnais, elle a évoqué les progrès faits encore ces derniers temps. D'autant que le relais est pris pour élargir cette pratique médicale dans les pays africains francophones grâce à Sabine Perrier-Bonnet qui, elle aussi, oeuvre dans ce sens. « Les soins palliatifs sont nécessaires en Afrique car les structures pour soulager les malades sont inexistantes. La morphine buvable est la solution : elle est peu coûteuse et donne d'excellents résultats. Nous avons un gros travail de formation auprès des soignants. Le modèle du Dr Merriman est une référence. »

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